Les Transmusicales de Rennes commencent le 2 décembre, pour 5 jours de programmation riche et novatice. ANANA SOUND a sélectionné 5 groupes à voir et à découvrir.

 

Kaviar Special > L’Étage, vendredi 4 décembre, 18:20 – 19:00

Les Kaviar Special chantent en anglais leur rock garage, entre orthodoxie “Nuggets” (compilation historique du garage osyché des années 60), héritage façon Ty Segall, et tentations Libertines. En 2011, alors étudiants en biologie, Léo Beaulieu (chant, guitare), Vincent Henri (guitare, chant), Adrien Allio (basse) et Jérémy Faludi (batterie) unissent leurs talents et, tout en se partageant avec d’autres groupes (The Madcaps, Catfight), sortent fin 2013 leur premier album grâce aux efforts conjoints des labels belge Azbin et parisien Howlin’ Banana. Aujourd’hui, le deuxième chapitre enfin enregistré, Kaviar Special est bien décidé de mettre les petits plats dans les grands !

Klaus Johann Grobe : UBU, jeudi 3 décembre, 17:45 – 18:30

Ce groupe de Zürich rend la langue de Goethe sexy, voire exotique. Signés par le label chicagoan Trouble In Mind (Morgan Delt, Ultimate Painting, Limiñanas…), Sevi Sandolt, à l’orgue vintage, et Daniel Bachmann, à la batterie, tout aussi lo-fi mais groovy, ont sorti l’an passé un album inaugural rétro-futuriste, endiablé et dansant, baptisé Im Sinne Der Zeit (qui peut être traduit par “Dans L’Air Du Temps”, ironie quand tu nous tiens…). Aurore boréale sonore au pays des coucous, Klaus Johann Grobe, devenu trio en concert avec un bassiste, réveille les rythmiques krautrock à travers un prisme psychédélique.

France : Parc Expo (Hall 3), samedi 5 décembre, 03:30 – 04:30

Pour l’origine, l’affaire est pliée dès le patronyme. Pour le reste, c’est une autre histoire. Depuis dix ans, le groupe façonne des compositions instrumentales aux confins de la musique répétitive chère à La Monte Young ou Terry Riley et du krautrock de Faust ou Neu!. Mais on aura beau multiplier les références, il reste illusoire de délimiter le territoire de France, dont l’originalité est indissociable du bourdonnement mélodique s’échappant de la vielle à roue de Yann Gourdon (lié au collectif La Nòvia) et de la puissance hypnotique de la section rythmique formée par Jérémie Sauvage et Mathieu Tilly. A la tête d’une discographie chaotique (tirages limités de CD-R et autres vinyles) que l’on trouve entre autres sur leur label Standard In-Fi, ces garçons redéfinissent le drone et mènent (souvent) à la transe.

Totorro: Parc Expo (Hall 3), vendredi 4 décembre, 23:40 – 00:40

Depuis 2006, TotorRo, qui a volé son nom à un film de Miyazaki, a peaufiné une formule qui accroche brutalement tout auditoire. Dans le genre expérimental, ou post-rock, comme on labellise sa musique de manière savante, il ne rechigne pas à déchaîner les guitares quand on ne les attend pas, à invoquer des déluges de batteries. Et malgré – grâce à – ce déferlement instrumental, les morceaux restent imparables, comme les extraits de l’album “Home Alone” (2014) “Festivalbini” ou “Tonton Alain Michel”, au clip savoureux d’humour tendre. C’est un concert particulier que TotorRo donnera aux Trans Musicales, avec une formation “de luxe” qui comptera sur les présences de Clément Lemennicier (trompettiste de Bumpkin Island), Florian Renault (batteur de Wank For Peace) et Emile Sornin (le leader de Forever Pavot).

Khun Narin’s Electric Phin Band : Les Champs Libres, vendredi 4 décembre, 14:00 (gratuit) et Parc Expo (Hall 3), samedi 5 décembre, 01:30 – 02:40

Une histoire aux allures de conte de fées. Suite à une vidéo surgie de nulle part et postée sur le blog américain Dangerous Minds, un producteur se met à en pincer pour le Khun Narin’s Electric Phin Band et part au fin fond de la Thaïlande enregistrer ce “groupe” responsable d’une musique instrumentale et psychédélique. Menée par le dénommé Khun Narin, la formation brasse les membres et les âges (on y croise des ados comme des soixantenaires) et a fait du phin, sorte de luth à trois cordes, son instrument de prédilection. Des pédales d’effets, des batteries rafistolées, des percussions rudimentaires, une basse et surtout un système de sonorisation artisanal et bricolé finissent d’offrir à ces compositions surréalistes une incroyable puissance hypnotique.

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